Jour 1


Ma cabane. Quelques planches dans le bois. Un petit prisme rectangulaire. Une boîte de Pandore. Je n’ai jamais vu les choses aussi clairement. Posé sur ma vie d’avant un jugement aussi net. Sanctuaire de neige, merci. Je suis confrontée à toutes mes bibittes, mais j’ai retrouvé ce qui est si facile d’échapper… l’espoir.

Encabanée, Gabrielle Filteau-Chiba

Il faut que je partage aussi les sorties foirées :-).

C’est la seconde fois que je vais bivouaquer à cet endroit sans pouvoir y dormir. La première fois par un défaut d’orientation (et de sécurité) et cette fois car… les mouches noires étaient déjà sorties ! C’est très tôt pour la saison mais c’est le prix à payer d’un printemps précoce. Mon erreur aura été de ne pas réagir suffisamment vite en arrivant sur le parking, j’avais encore l’espoir que dans la forêt, en ayant pris un peu d’altitude, la situation soit meilleure. Aussi, je n’ai rien déchargé de mon sac. Ni mon matériel pour passer la nuit là-bas, ni l’équipement pour capter des images.

Lourde erreur.

J’ai dû m’en tenir à une randonnée à la journée. Quinze kilomètres avec quinze kilos sur le dos, pas terrible. J’ai réussi à l’accepter en le prenant comme un entraînement au plus proche du réel vu que j’ai besoin de refaire quelques muscles confinés un peu trop longtemps. Cela m’a également rappelé qu’il est très compliqué de faire des vidéos dans les conditions estivales qui sont les miennes. Les bibittes ne laissent pas la possibilité de faire des captures de manière sereine. J’ai des plans pour l’automne avec les couleurs rougeoyantes, ça me laisse du temps pour apprivoiser mon matériel.

Tout ça pour partager le fait qu’il faut parfois accepter de faire demi-tour (ou une boucle si vous êtes chanceux·se !). C’est certain que faire 3 heures de voiture pour une rando à la journée c’est frustrant à plus d’un titre. Mais devoir se réfugier dans sa tente une bonne partie de la journée/nuit, ça n’est pas très fun non plus…

Et si je tentais une vidéo citadine ?